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Atelier Numérique de l'École Boulle

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Voici quelques actus de notre bameur Thomas Thibault et le FabLab qu’il met en place à l’École Boulle. Thomas et des étudiants de l’école ont imaginé il y a quelques temps la création d’un lieu qui ouvrirait la création au numérique et faciliterait le partage de connaissances entre pairs sur les domaines liées à l’électronique, la fabrication numérique ou encore à la programmation. Co-fondateur et FabManager pour l’année de l’Atelier Numérique, il vous présente ce lieu un peu particulier (article tiré de son site personnel) :

Après des mois de réflexion, d’organisation, d’attente et d’échange, l’Atelier Numérique de l’École Boulle (dont je suis un des fondateurs et cette année le FabManager) prend enfin vie en ce mois de décembre 2014 ! À la fois fiers et soulagés que l’initiative ait pu prendre au sein de cette école, nous sommes aussi impatients à l’idée de voir s’accomplir le potentiel et les nombreuses opportunités qu’offre ce lieu.

afficheNotre mascotte, symbole de la transversalité et de l’horizontalité du projet au sein de l’école.

Mais qu’est ce que l’Atelier Numérique ?

l’Atelier Numérique a pour vocation d’ouvrir la création au numérique, à l’électronique ou encore à la programmation en offrant du matériel adéquat (imprimantes 3D, postes de soudure, capteurs en tous genres, kits de programmation électronique et robotique…). Il s’inspire directement du mouvement des FabLabs, lieux de rencontre et de création collaborative. Sa particularité est d’être transversal et auto-géré par les étudiants. Il bouscule les logiques d’apprentissage classiques et verticales prof-élève à l’école en favorisant le partage de connaissance entre membres de l’atelier (qu’ils soient étudiants ou professeurs). Ainsi, au delà d’être un lieu de création et d’expérimentation, il ouvre à d’autres formes d’apprentissage en phase avec la culture numérique d’aujourd’hui. Pour accompagner et favoriser ces échanges, une plateforme en ligne a été créée. Il y est possible de publier projets, tutoriels et outils qui peuvent aider chaque étudiant à créer et utiliser le matériel et les machines présents dans l’école. L’idée de créer ce lieu de convergence du numérique à l’École Boulle a germée il y a plus d’un an auprès des étudiants et sous l’impulsion de Vincent Rossin. professeur en DSAA design.

Extrait d’une interview par Benoit Hervieux de Vincent Rossin et moi-même :

En cette rentrée 2014, la révolution vient de prendre corps dans l’enceinte même de l’École […]. Changement de donne, et de culture. L’autogestion ici assumée ne tient pas tant de l’expérimentation politique que d’une logique d’apprentissage en phase avec l’outil numérique en tant que tel.
Vincent Rossin rappelle : « La culture du numérique a été introduite à l’Ecole Boulle dès la fin des les années 80 avec la formation à la modélisation 3D, les premiers systèmes de machinerie à commandes numériques ont ensuite fait leur entrée dans l’Ecole il y a une quinzaine d’années. Puis sont venus les équipements de découpe laser, plus accessibles. Ainsi, les étudiants ont commencé à initier les projets autrement, nouer des projets sur des objets connectés et de nouveaux partenariats ont vu le jour, comme notamment la « battle-laser » celui conclu avec l’école de Saint-Etienne. A mesure que l’outillage s’est développé, les étudiants l’ont adopté sur le mode de l’autoformation. »
La conversion presque naturelle d’une génération au numérique fait que celui-ci ne constitue plus seulement un moyen d’exécution mais bien un sujet d’étude en soi […] Le constat est là : le numérique n’est plus seulement le bras, il est le moteur. « Et les étudiants ont développé des compétences que l’Ecole n’a pas, et il manquait une convergence numérique », note Vincent Rossin.
C’est l’un de ces étudiants, Thomas Thibault, depuis un an diplômé, qui assure l’encadrement général du tout jeune atelier. […] « Nous avons voulu mettre en place une entité transversale et adaptée, où n’existe pas la verticalité d’apprentissage en vigueur ailleurs. » Vincent Rossin parlerait lui, d’une « absence d’inféodation aux cœurs de métiers et donc aux professeurs et aux formations » même si, comme le remarque son ancien élève « le lieu, par définition, permet autant à des professeurs qu’à des élèves de s’y former par eux-mêmes ».
Equipé d’imprimantes, de scan 3D, de postes de soudures et d’une réserve de composants que les usagers peuvent emprunter pour leurs travaux, l’atelier, malgré son nom, se veut en même temps un espace d’apprentissage et surtout de partages des savoirs. « L’atelier avait déjà sa plateforme virtuelle un an avant d’exister physiquement. Il a d’abord vocation à favoriser des visions de projets, des plateformes et des tutoriels. », précise Thomas Thibault. […] L’atelier est appelé aujourd’hui à évoluer, selon lui, « suivant l’usage des étudiants ».

Comment fonctionne-t-il ?

Pour accéder aux 90 m² de l’atelier, chaque membre doit s’y enregistrer selon un système d’accréditations et de badges identifiant clairement responsabilités et usages. Ainsi, au dos de chaque carte membre sont apposés des tampons utilisateurs qui lui permet d’utiliser telle ou telle machine, tampon qu’il obtient en suivant une formation ou initiation de la part d’un membre responsable. S’il veut à son tour être un responsable machine, il doit la connaitre du bout des doigts. Alors un tampon responsable lui permettra de devenir une personne ressource et référente en cas de problèmes ou de questions. Un dernier tampon existe, c’est celui de FabManager. Il défini les étudiants capables de gérer l’espace, d’accueillir les membres et d’intervenir sur des interventions de base et de sécurité.

Co-fondateur du projet, je réfléchis depuis un an à l’organisation et la mise en place d’un tel lieu, autant par le système de badges que l’aménagement ou encore le matériel nécessaire à son activité. Je me suis donc proposé cette année de devenir responsable et FabManager du lieu, avec pour objectif sa mise en place, l’animation d’évènement, la formation aux technologies d’impression 3D et d’électronique auprès des membres, et le management de l’équipe d’étudiants impliqués de près ou de loin au projet. Je réalise en parallèle un projet de recherche sur le partage de connaissance dans le milieu de l’éducation, ce qui permet d’impulser idées et valeurs au sein de l’Atelier.

Histoire à suivre…

Article sur le site de l’École Boulle